Résumé (Anglais ou Néerlandais)
Les patients qui survivent à une maladie engageant le pronostic vital dans une unité de soins intensifs (USI) sont souvent confrontés à un long parcours de rétablissement, marqué par des problèmes de santé persistants qui réduisent considérablement leur qualité de vie. La caractéristique la plus marquante de ce syndrome post-soins intensifs est la faiblesse musculaire. Ce problème et la perte de qualité de vie qui l’accompagne représentent un défi majeur pour les patients, leurs familles et le système de santé, notamment en raison des coûts élevés associés aux soins à long terme.
Jusqu’il y a peu, on pensait que des apports nutritionnels – et en particulier des apports protéiques – supplémentaires au cours de la phase aiguë d’une maladie critique pouvait contribuer à prévenir la perte musculaire et favoriser le rétablissement. L’étude PRECISe a toutefois révélé récemment que l’administration par sonde de hautes doses de protéines (cible : 2 g/kg par jour) débouchait en réalité sur une détérioration des résultats cliniques : les patients ayant reçu une alimentation riche en protéines au cours de la phase aiguë de leur maladie rapportaient une moins bonne qualité de vie au cours des six mois suivant leur admission en USI, et quittaient aussi l’hôpital plus tard.
Les résultats de l’étude PRECISe ont ravivé l’attention portée à la quantité de protéines administrée aux patients en état critique. Les directives européennes actuelles en matière de nutrition en USI (1,3 g/kg par jour) recommandent un apport protéique plus élevé que celui conseillé pour les personnes en bonne santé (0,8 g/kg par jour). Néanmoins, chez les patients gravement malades, le métabolisme des protéines peut être altéré, ce qui peut entraîner une accumulation de substances toxiques issus de la dégradation des protéines et nuire au rétablissement, avec à la clé une qualité de vie réduite.
Réduire l’apport en protéines en dessous du niveau recommandé pour les personnes en bonne santé pendant la phase aiguë d’une maladie grave – tout en maintenant l’apport énergétique total (calories) – pourrait être bénéfique pour le rétablissement et la réhabilitation à long terme.
L’étude PRECISe-2 vise à déterminer si les patients recevant moins de protéines (0,6-0,8g/kg par jour) mais suffisamment d’énergie au cours de la phase précoce d’une maladie critique se sentent mieux et ont une meilleure qualité de vie à long terme que ceux qui reçoivent une quantité standard de protéines (1,3g/kg par jour).
| Title | PRECISe-2: The impact of low versus standard enteral protein provision on health-related quality of life following intensive care admission: a randomised controlled, multicentre, parallel group trial in mechanically ventilated, critically ill patients. |
| Participants (P) | Adults admitted to ICU and planned mechanical ventilation for at least 3 days |
| Intervention (I) | Enteral nutrition with low protein content (0.6g/kg/day) |
| Control (C) | Enteral nutrition with standard protein content (1.3/kg/day) |
| Outcome (O) | QOL at 30, 60, 90 days (EQ-5D-5L) |
| Trial Design | Multicentre RCT |
| Sample Size | 1026 |
| Trial duration | 44 months |
| Budget | 2.8 Mio € |
| Sponsor | Ziekenhuis Oost Limburg |
| Chief Investigator | Prof Dr Dieter Mesotten |
| External partners | n/a |
| Number of participating sites | 14 |
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