Les mécanismes hypothétiques du COVID de longue durée

Les mécanismes sous-jacents aux symptômes du COVID de longue durée restent encore largement inconnus. De plus, comme le spectre de ces symptômes est très large, plusieurs mécanismes différents sont probablement à l’œuvre et interfèrent entre eux. Par ailleurs, les données scientifiques sont encore assez limitées et très hétérogènes, et décrivent des formes, des durées et des sévérités différentes. Les résultats rapportés dans ce rapport intermédiaire doivent donc être interprétés avec prudence. Il ne s’agit encore que d’hypothèses qui ne peuvent être généralisées et qui vont encore évoluer. 

À l’heure actuelle, on peut distinguer deux catégories de mécanismes à l'origine de la persistance des symptômes après un épisode aigu de COVID-19 :

  • les mécanismes qui ont conduit à des lésions de certains organes lors de la phase précoce de la maladie, dont les symptômes persistants sont des conséquences ;
  • les mécanismes responsables de symptômes persistants non liés à des lésions d'organes classiquement objectivables. Il peut alors s’agir de réactions immunitaires et inflammatoires anormales qui donnent lieu à des perturbations à des niveaux multiples (microcirculation, coagulation, fibrose, auto-immunité, troubles du métabolisme). 

NB : Le COVID de longue durée doit être distingué du Syndrome post soins intensifs (PICS ou Post-Intensive Care Syndrome), qui associe des symptômes physiques, psychologiques et cognitifs à long terme et qui survient chez des patients ayant été hospitalisés en soins intensifs (pas nécessairement en lien avec le COVID).

Lire le rapport scientifique en anglais (version 18/05/2021)
Lire la synthèse en français (version 18/05/2021)

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RAPPORT ANNUEL
Published on: 
2021/05/18