Résumé (Anglais ou Néerlandais)
L'estomac est un milieu très acide. Des glandes situées dans sa paroi produisent de l'acide qui facilite la digestion des aliments et nous protège contre les virus et les bactéries pathogènes.
Si la production d'acide gastrique est perturbée et que l'acidité augmente, cela peut entraîner des lésions au niveau de l'œsophage (reflux gastro-œsophagien ou RGO), de l'estomac et du duodénum (ulcère gastrique ou duodénal).
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont une classe de médicaments qui réduisent la sécrétion d'acide dans l'estomac. Ces médicaments sont très efficaces pour soulager les symptômes liés à cette hyper-acidité dans certaines affections bien identifiées.
L'utilisation de ces médicaments a beaucoup augmenté au cours des dernières années. À l’analyse, il s’avère qu'une grande partie de cette utilisation se fait en dehors des indications régulières, à des doses élevées inappropriées et avec des durées de traitement trop longue. En outre, les effets indésirables potentiels et le coût élevé associé à l'utilisation inappropriée des IPP suscitent de plus en plus d'inquiétudes.
Les guidelines proposent de réduire l'utilisation chronique des IPP, mais, à ce jour, cela ne s’est pas traduit par des modifications des pratiques cliniques. L'une des raisons en est que même après seulement quelques semaines d’utilisation, l’arrêt de ces médicaments entraîne une ré-augmentation de la sécrétion d’acide avec réapparition des symptômes, (effet rebond) qui dure environ deux semaines. La stratégie actuellement recommandée consiste à diminuer graduellement la prise d’IPP mais, il n’est pas établi que c’est la meilleure stratégie pour surmonter cette période d’hypersécrétion acide et de réapparition des symptômes.
L'étude PEPPER (Primary carE PPi dEprescRibing ; titre complet : "Determining the optimal strategy for stopping chronic proton pump inhibitor therapy in primary care patients : impact of on-demand use, adjustment of therapy or discontinuation") évaluera deux stratégies différentes pour surmonter la période de sécrétion accrue liée aux tentatives d'interruption d’une prise chronique d’IPP. Nous comparerons le succès de l'arrêt des IPP lorsque ces stratégies sont mises en œuvre, par rapport à la stratégie actuelle d'arrêt graduel des IPP. Les stratégies évaluées sont une période de prise d'IPP à la demande (donc pas tous les jours) avant l'arrêt complet, ou l'utilisation d’autres médicaments (antiacides de type alginates) pour contrôler l'acidité gastrique et le reflux.
Nous évaluerons le taux de réussite de l'arrêt d’une prise chronique d’IPP selon ces deux stratégies, par rapport à une prise dégressive des IPP. Les patients seront suivis pendant un an après l'interruption des IPP, avec une évaluation régulière du niveau d’atténuation des symptômes, de la qualité de vie et des coûts des soins de santé.
L'étude sera menée chez des patients traités en médecine générale qui consomment des IPP de façon chronique en dehors des indications thérapeutiques établies
| Title |
Determining the optimal strategy for stopping chronic proton pump inhibitor therapy in primary care patients: impact of on-demand use, adjunctive therapies and antacids. |
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Participants (P) |
Patients on long-term (>12 weeks) chronic PPI use without therapy indication are eligible to participate. Based on dose: Patients on a “maintenance” PPI dose are eligible for randomization. Maintenance dose is 20 mg of omeprazole, esomeprazole or pantoprazole daily or 15 mg of lansoprazole daily or 10 mg of rabeprazole daily. Patients on “healing” PPI dose (i.e. ≥40 mg esomeprazole, esomeprazole or pantoprazole or ≥30 mg of lansoprazole or ≥20 mg or rabeprazole daily) are also eligible for the study, but need first to down-titrate their dose to “maintenance” dose before they can be considered for randomization. |
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Intervention (I) |
Chronic PPI therapy is changed to on-demand therapy approach for one month. The dose PPI should be maintenance dose (the lowest dose). PPI intake should occur only when needed to reduce symptoms, followed by PPI interruption. When symptoms recur during this month, the patient restarts PPI intake until symptoms again resolve, upon which the intake of medication is again stopped.
PPI therapy is stopped and replaced by alginate formulation for one month. Alginates have shown effectively reducing GERD symptoms and have shown 38 to 40% success rate as deprescribing therapy. After one month, the use of alginates is stopped.
All patients will receive guidelines for antacid use and will be followed up for 1 year. Antacids excluded for use during the study: drugs based on magaldrate such as Riopan® and Gastricalm® and Syngel® as it also includes lidocaine and it is not considered a standard antacid. |
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Control (C) |
The comparator for this study will be a gradually decreasing intermittent dosing scheme for one month before stopping the PPI, which is in line with the Belgian guidelines and was already used in a Belgian primary care study. |
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Outcome (O) |
To evaluate the best PPI deprescribing strategy in primary care patients who are chronically using PPIs without an established indication |
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Trial Design |
Open label, parallel-group randomized trial |
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Sample Size |
609 |
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Trial duration |
29 months |
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Budget |
1.96 Mio |
| Sponsor | UZ Leuven |
| Chief Investigator | Prof Jan Tack |
| External partners | NAP |
| Number of participating sites | 6 Academic centers (UA, KU Leuven, U Liège, UCL, ULB, U Gent) 75 GPs |
| Protocol | |
| Report | Q4 2025 |
| Publication |
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Clinicaltrials.gov: NCT05629143
Webpage: PEPPERtrial
2020 Investigator led