Résumé (Anglais ou Néerlandais)
La présence de difficultés cognitives résiduelles chez les patients atteints de COVID-19 sévère à modéré a été démontrée, et de telles difficultés existent également dans les formes plus légères. La prévalence des difficultés reste importante après plusieurs mois. Ces difficultés cognitives ont des répercussions sur la qualité de vie et le retour au travail.
Il n'existe pas encore de données permettant de guider le clinicien dans le choix de l'intervention cognitive la plus utile. Nous proposons donc d'implémenter une intervention basée sur les pratiques actuelles dans une population, les patients souffrant de lésions cérébrales traumatiques légères, qui rapportent des symptômes cognitifs similaires à ceux observés dans le long-COVID. Chez ces patients, les difficultés cognitives persistantes peuvent être traitées au mieux par la psychoéducation, une approche qui vise à informer sur les différents facteurs impliqués dans les symptômes et à donner aux patients les moyens de mieux gérer leur rétablissement. La psychoéducation permet aux patients de reprendre le contrôle de leurs symptômes en se concentrant sur les paramètres contrôlables liés à leurs plaintes. Ces programmes de psychoéducation peuvent être proposés en 4 à 5 séances. Certains programmes seront axés sur les troubles cognitifs, d'autres sur la gestion des émotions associées aux troubles.
Dans cet essai, nous comparerons l'effet des interventions de psychoéducation cognitive et affective sur la réduction de la perception des symptômes et sur la qualité de vie des patients. Les deux programmes d'intervention viseront à enseigner des comportements et des stratégies adéquats pour limiter l'impact des difficultés cognitives et affectives sur les activités de la vie quotidienne (avec une session en face à face et une bibliothérapie).
La psycho-intervention est une intervention de première ligne et peu coûteuse associée à un réel bénéfice sur les aspects familiaux, sociaux et professionnels de la vie quotidienne. Nous considérons qu'elle sera particulièrement pertinente pour les patients atteints de Covid-long qui sont confrontés à des difficultés cognitives lorsqu'ils reprennent le travail à plein temps et doivent gérer en parallèle leurs obligations familiales et sociales.
| Résumé des résultats |
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| L’étude COV-COG a évalué l’efficacité de deux interventions destinées à améliorer les troubles cognitifs quotidiens chez des personnes présentant un COVID Long. Elle a comparé deux programmes de type psycho-éducation, l’un centré sur les aspects cognitifs, l’autre sur les dimensions affectives. Cent trente patients atteints de COVID Long ont été inclus et attribués aléatoirement à l’un des deux programmes. Ceux-ci se composaient de quatre séances de 90 minutes étalées sur un mois (une par semaine). L’efficacité des interventions a été évaluée principalement en comparant les difficultés au niveau de l’attention et de la mémoire rapportées avant et après l’intervention, ainsi que 8 mois plus tard afin d’évaluer l’efficacité à long terme. Les deux interventions ont été suivies d’une légère diminution des plaintes cognitives et d’une amélioration de la performance cognitive, de la qualité de vie, de la fatigue et du sommeil. Les résultats ne mettent pas en évidence une supériorité d’un des deux programmes ; néanmoins, chacun était associé à des bénéfices spécifiques. L’étude souligne la faisabilité et la pertinence de ce type d’approche, tout en suggérant qu’une intervention plus longue pourrait renforcer les effets observés. |
| Title | Amélioration immédiate et à long terme des fonctions cognitives et de la qualité de vie après des programmes de psychoéducation cognitifs ou de gestion des émotions : un essai randomisé chez des patients COVID atteints de troubles neuropsychologiques.- CovCOG |
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Participants (P) |
Patients with confirmed diagnosis of covid19 (PCR) that express cognitive complaints after 2 months. Inclusion criteria: 18-65 years; in a sufficient physical and mental health to take part in study; no major hearing or vision disorders; objective cognitive deficit at cognitive assessment. Exclusion Criteria: Any chronic neurological disorder or preexisting cognitive impairment; history of psychiatric illness. |
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Intervention (I) |
Short psycho-educational cognitive intervention: a 4-sessions (1x/week), psycho-educative, integrative and multidimensional intervention designed to prevent post-acute cognitive symptoms. Each individual session will last 90’ and will concern a specific cognitive domain (Attention, executive function, memory, mental fatigue). |
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Control (C) |
Short psycho-educational affective intervention: a 4-sessions (1x/week), psycho-educative, intervention designed to prevent post-acute affective symptoms that could increase the cognitive complaints. Each individual session will last 90’. During four individual sessions, different strategies and resources will be proposed to increase self-efficacy for emotions management. |
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Outcome (O) |
Improved quality of life (estimated with ISQV and EQ-5ED scales) and cognitive complaints (estimated with BRIEF and CDS questionnaires) 3 months after the inclusion in one of the arms. |
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Trial Design |
A multicentre two arms, 1:1, comparative trial comparing psychoeducation interventions that focuses on cognitive versus affective difficulties |
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Sample Size |
128 patients |
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Trial duration |
20 Months |
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Budget |
€ 850 000 (incl. VAT) |
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Sponsor |
University of Liège |
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Chief Investigator |
Sylvie Willems (contact: covcog@uliege.be) |
| Ethics Committee | CHU Liège |
| External Partners | UZA CTC |
| Number of participating sites | 5 |
| Protocol | View protocol BMC Neurology |
| Results | Download report |
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ClinicalTrials.gov: NCT05167266
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