Une enquête nationale sur notre perception de la qualité de vie

  • mai 3, 2018

Qu’est-ce qui est important pour votre qualité de vie[1] ? Dans quelle mesure des problèmes de santé tels que des difficultés à vous déplacer ou le fait de ne plus pouvoir faire votre toilette ou vous habiller seul(e) pèseraient-ils sur la manière dont vous percevez votre bien-être ? C’est à ce type de questions que va tenter de répondre la grande enquête du Centre fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) qui vient de démarrer.

En quoi de telles informations sont-elles intéressantes ? Elles permettront d’établir une sorte « d’échelle de référence » qui servira à la mesure de la qualité de vie des Belges. Les résultats de l’enquête serviront également de base pour l’interprétation d’une partie de l’Enquête de Santé 2018 qui sera menée en parallèle par l’Institut de Santé publique (https://his.wiv-isp.be/FR/SitePages/Accueil.aspx).

Mieux orienter les politiques de santé

Concrètement, il sera demandé aux répondants de chiffrer l’impact que pourraient avoir d’hypothétiques problèmes de santé (p.ex. des douleurs, une dépression, un handicap) sur leur qualité de vie. Ces informations sont utiles pour orienter les politiques de santé publique. En effet, savoir ce qui pèserait le plus sur la perception par les citoyens de leur qualité de vie permet de fixer des objectifs à la fois réalistes et en accord avec les priorités de la population d’un pays. Ces informations pourraient également être utilisées pour repérer si certaines catégories de personnes sont relativement moins bien loties que d'autres, et s’il faut par conséquent leur consacrer des efforts supplémentaires.

Mieux évaluer l’efficacité des soins de santé

Les résultats de l’enquête pourront également servir à mieux évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. Une unité de mesure utilisée à cette fin est le QALY (Quality-ajusted Life-years). Le QALY permet d’aller au-delà d’une simple addition d’années de vie gagnées et tient compte de la qualité de cette vie. Il s’exprime donc en « années de vie gagnées pondérées par la qualité de vie ». Par exemple, un traitement qui fait gagner une année de vie en bonne santé aura une « valeur » plus élevée qu’un traitement qui fait gagner une année de vie en mauvaise santé (p.ex. à cause de ses effets secondaires).

Disposer de données sur la perception qu’ont les Belges de l’impact de différents problèmes de santé sur leur qualité de vie permet de mesurer ces QALY avec plus d’exactitude que si l’on doit utiliser les échelles de références existantes. Ces dernières sont basées sur les perceptions de la population flamande ou d’autres pays. Pour la première fois, nous serons donc en mesure de nous baser sur des références entièrement belges.

C’est aussi sur la base des QALY que sont calculés les rapports coût/efficacité des soins de santé, nécessaires pour faire les choix de remboursement par l’assurance maladie.

Dix mille personnes tirées au sort

En pratique, 10 000 personnes ont été tirées au sort à partir du Registre national pour constituer un échantillon représentatif de la population belge. Dès maintenant et au cours des 6 prochains mois, le bureau d’enquête indépendant Profacts contactera systématiquement un certain nombre de ces personnes afin de fixer un rendez-vous pour un entretien (à leur domicile ou dans un lieu de leur choix). L’objectif est d’atteindre 1000 entretiens valides ; une fois ce nombre atteint, l'enquête sera clôturée. Le reste de l’échantillon ne sera pas contacté.

Toutes les réponses seront confidentielles et seront traitées conformément à la législation sur la vie privée. Pour plus d’informations, voir le site du KCE (www.kce.fgov.be/fr/enquete).

 

[1] Il s’agit exclusivement de la qualité de vie liée à la santé. Les autres aspects de la qualité de vie tels que le pouvoir d’achat ou l’importance du réseau social ne sont pas pris en ligne de compte dans cette enquête. 

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Karin Rondia (FR)
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RAPPORT ANNUEL