Suivre la qualité du traitement du cancer du rectum pour l’améliorer : une première en Belgique

  • Juillet 3, 2008

Un groupe multidisciplinaire de spécialistes du cancer de l’intestin (PROCARE), vient de développer, sous la conduite du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), les critères de qualité permettant de suivre et, là où c’est possible, d’améliorer la qualité des soins prodigués aux patients atteints d’un cancer du rectum. Il s’agit pour la Belgique d’un projet pilote qui constituera  peut-être le point de départ d’autres projets similaires.

Le rectum est la dernière partie du gros intestin, juste avant l’anus. Chaque année, environ 1.900 diagnostics de cancer du rectum sont posés et on estime que 450 patients décèdent des suites de cette maladie. Cette forme de cancer exige une prise en charge très spécifique, surtout du point de vue chirurgical.

En Belgique, comme dans d’autres pays, il subsiste de grosses différences inter hospitalières en matière de traitement du cancer du rectum et dès lors aussi dans les résultats atteints. Un groupe d’éminents spécialistes belges du cancer considère depuis plusieurs années qu’il existe un besoin urgent de standardisation et de surveillance de la qualité en ce domaine. C’est la raison pour laquelle PROCARE (PROject on CAncer of the REctum) a été créé. Il s’agit d’un groupe de travail multidisciplinaire rassemblant tous les spécialistes impliqués dans le traitement du cancer du rectum.

En collaboration avec le KCE, ce groupe a rédigé en 2007 un guideline national comportant des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des cancers du rectum. L’étape suivante a consisté pour ce groupe de travail à développer 40 indicateurs permettant de mesurer la qualité du traitement de ce cancer.  Le nombre de patients décédés après cinq ans ou des suites de l’intervention chirurgicale sont des exemples de tels indicateurs.

Pour pouvoir surveiller la qualité, il faut bien sûr que des données fiables soient disponibles.  Le Registre du Cancer a un rôle central à jouer dans l’enregistrement de ces données qui serviront de base à la mesure des indicateurs et à leur interprétation. In fine, elles permettront d’envoyer des feedbacks aux hôpitaux. Sur base de ces feedbacks, le traitement du cancer sera adapté au guideline, ce qui est tout bénéfice pour le patient. De nombreux hôpitaux belges sont motivés pour participer à un tel exercice : une grosse moitié d’entre eux  rassemble les données nécessaires depuis 2 ans déjà et attend impatiemment le feedback. La surveillance de la qualité peut commencer dès cette année.

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