Recommandation nationale pour le traitement du cancer du rectum : la première étape d’un projet d’amélioration de la qualité, unique en son genre

  • Décembre 21, 2007

Un groupe largement multidisciplinaire de spécialistes du cancer de l’intestin (PROCARE), vient de rédiger, sous la conduite du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), une recommandation nationale au sujet du traitement du cancer du rectum. La phase suivante consistera pour le groupe à développer des critères de qualité permettant de suivre et, là où c’est possible, d’améliorer la qualité des soins prodigués aux patients atteints de ce cancer. Une première en Belgique.

Le rectum est la dernière partie du gros intestin, juste avant l’anus. Chaque année, environ 1.900 diagnostics de cancer du rectum sont posés et on estime que 450 patients décèdent des suites de cette maladie. Cette forme de cancer exige une prise en charge très spécifique, surtout du point de vue chirurgical.

En Belgique, aussi bien que dans d’autres pays, il subsiste de grosses différences entre les hôpitaux en matière de traitement du cancer du rectum et par conséquent aussi dans les résultats atteints. Un groupe d’éminents spécialistes belges du cancer considère depuis plusieurs années qu’il y avait un besoin urgent de standardisation et de surveillance de la qualité en ce domaine. C’est la raison pour laquelle PROCARE (PROject on CAncer of the REctum) a été créé. Il s’agit d’un groupe de travail multidisciplinaire rassemblant tous les spécialistes impliqués dans le traitement du cancer du rectum.

La première démarche de ce groupe a été de développer un guideline national comportant des recommandations pour le diagnostic, le traitement (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) et le suivi des cancers du rectum. Un guideline donne aux médecins traitants une ligne de conduite pour prendre en charge une maladie déterminée de la manière la plus adéquate. Ainsi, lors du diagnostic de cancer du rectum, un toucher rectal et une biopsie de la tumeur sont des gestes indispensables. Un examen du gros intestin (coloscopie) est conseillé également, notamment pour écarter l’hypothèse de la présence d’autres tumeurs. Le traitement comprendra dans la plupart des cas une résection chirurgicale de la tumeur, précédée ou suivie d’une radiothérapie et/ou d’une chimiothérapie. Le fil conducteur d’un bon traitement du cancer du rectum est constitué par une approche multidisciplinaire dans laquelle les expertises du gastro-entérologue, du radiologue, du chirurgien, de l’oncologue, du radiothérapeute, anatomo-pathologiste sont réunies.

Dans un prochain rapport qui est en pleine préparation, le groupe de travail va développer des indicateurs et des tests de qualité pour la Belgique. Sur base de ces indicateurs, on pourra suivre la qualité des soins et l’améliorer là où c’est nécessaire. Les résultats de ce travail sont attendus dans le courant de l’année 2008. Une telle approche supportée de façon aussi large par les divers groupes professionnels et par le Collège d’oncologie, est unique en Belgique et mérite donc certainement d’être suivie avec attention. 

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