Qualité des soins en médecine générale : status quo ou quo vadis ?

  • Mars 28, 2008

À l’exemple d’autres initiatives européennes, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) fait des propositions pour améliorer la qualité des soins en médecine générale. Ce projet a été réalisé en collaboration avec les départements de médecine générale de l’UA et de l’UCL et les associations de médecine générale, Domus Medica et SSMG. Tant les médecins généralistes que les autorités ont un rôle à jouer dans l’amélioration de la qualité en médecine générale.

La qualité des soins est au coeur des préoccupations de notre système de santé. La médecine générale est concernée au premier plan puisque 90% des plaintes de santé de la population sont prises en charge par les médecins généralistes.

De nombreux pays européens ont mis en place des systèmes pour mesurer et améliorer la qualité des soins. La Belgique a également mis en place des initiatives, telles que le développement de recommandations de bonne pratique à l’attention des médecins généralistes et des feedbacks relatifs à leurs prescriptions. Le problème est que ces initiatives sont réalisées de manière indépendante et que les quelques informations disponibles montrent un effet positif limité sur la qualité des soins.

Le KCE a analysé les systèmes relatifs à l’amélioration de la qualité dans d’autres pays. Les chercheurs ont également testé l’instrument EPA (European Practice Assessment Tool) dans un certain nombre de pratiques de médecine générale. EPA est une procédure européenne qui mesure la qualité au niveau des pratiques de médecine générale.

Il ressort de l’analyse et de ce test que le rôle des différentes parties doit être clairement défini pour mettre en place un système de qualité au niveau de la Belgique. Il va de soi que les pratiques de médecine générale elles-mêmes ont un rôle crucial à jouer. Elles doivent être convaincues de l’intérêt de l’amélioration de la qualité. Par ailleurs, elles doivent disposer des moyens suffisants (informatique, personnel etc) et prêtes à enregistrer de manière précise les données de santé.

Le KCE recommande dans une première phase de susciter un forum rassemblant les différentes parties concernées, afin de mettre en commun et confronter toutes les initiatives.. La présence des associations professionnelles de médecins généralistes est ici importante. Ils peuvent proposer des indicateurs de qualité et des instruments efficients. Le rôle du monde académique et des associations scientifiques est aussi de première importance. Ils doivent promouvoir le concept d’amélioration de la qualité auprès des médecins généralistes.

Les autorités doivent apporter un soutien, tant financier que de type organisationnel en définissant et en posant des jalons pour une politique d’amélioration de la qualité.

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