Le KCE cherche (et trouve) un mode de financement mieux adapté pour les soins infirmiers à l’hôpital

  • avril 19, 2007

Dans le cadre du financement hospitalier, il est non seulement possible de tenir compte de la pathologie présentée par le patient mais aussi de ses besoins réels en soins infirmiers. C’est ce qui ressort d’une étude récente du KCE, en collaboration avec les universités de Leuven et de Liège. Le KCE y évoque également la nécessité de plus de recherche scientifique dans la formation infirmière.

Chaque hôpital belge reçoit son budget de moyens financiers de l’INAMI et du SPF Santé Publique. Ce budget est basé sur une série de paramètres comme le nombre de journées d’hospitalisation, les pathologies traitées et leur gravité, les médicaments, etc. La Belgique est un des rares pays où un certain nombre de paramètres de soins infirmiers sont en outre intégrés dans le financement hospitalier. Ce système accuse maintenant plus de 20 ans d’âge, raison pour laquelle une révision était nécessaire.
 
La détermination correcte du nombre d'infirmiers nécessaires à la prise en charge des besoins en soins du patient et du financement qui en découle, est un exercice complexe. A juste titre, le système actuel est critiqué à ce sujet. Il ne prend en effet en compte ni la pathologie, ni les besoins réels en soins du patient. Certaines unités de soins sont avantagées en termes d’encadrement infirmier, d’autres où un effectif élevé serait bien nécessaire, semblent laissées pour compte par le système (ex. gériatrie). De plus, on ne tient pas compte de l’évolution des pratiques.
 
Dans ses conclusions, le KCE indique qu’il est possible de calculer de manière fiable et réalisable le besoin en soins infirmiers des patients. Le modèle KCE vient ainsi pallier un certain nombre de lacunes du système actuel. Il revient maintenant aux responsables politiques de décider s’ils appliqueront  cette approche novatrice au financement des soins infirmiers dans les hôpitaux belges.
 
Dans cette étude, le KCE a également confronté la pratique infirmière actuelle aux pratiques recommandées scientifiquement (Evidence Based Nursing). Cet exercice ouvre des perspectives intéressantes pour améliorer, à l’avenir, la qualité et l’efficacité des soins. Actuellement, la recherche scientifique dans le domaine infirmier est relativement maigre et de toute façon insuffisamment présente dans le cursus de formation. Le KCE recommande dès lors une impulsion dans ce domaine.

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