Le processus décisionnel dans le choix pour la surveillance active du cancer localisé de la prostate

R210

KCE Reports 210B (2013)

Face à un cancer localisé de la prostate, on peut envisager de débuter la prise en charge par une surveillance active (SA).Dans ce cas, on vérifie régulièrement s’il y a progression du cancer et ondémarre un traitement classique dès que la maladie évolue. La décision de ne pas éliminer d’emblée un cancer n’est toutefois jamais évidente. Le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) s’est intéressé à la manière dont les médecins et les patients perçoivent la SA, aux facteurs qui influencent la décision du malade d’accepter cette forme de prise en charge et à ceux qui poussent le médecin à la lui proposer. Il va sans dire que l’état physique du patient, son âge et la nature de la tumeur doivent être compatibles avec une surveillance active, mais de nombreux autres facteurs interviennent parmi lesquels les préférences du malade, l’influence de l’entourage et surtout l’attitude du médecin. Pour qu’un patient soit susceptible d’opter pour la SA, il faut qu’au moins un des médecins consultés soit convaincu du bien-fondé de cette approche et le rassure à ce propos. Le KCE plaide en faveur d’un partage de la prise de décision entre le patient et le médecin, ce qui nécessite notamment une information complète du patient et les aptitudes adéquates, chez les médecins, pour mener à bien ce type de prise de décision partagée. Lire plus...

Publié le: 
2013/11/07