L’implantation percutanée de valves aortiques (TAVI): évaluation actualisée de la technologie

KCE Reports 163B (2011)

Les valves aortiques percutanées sont des valves artificielles qui sont introduites via une artère située dans l’aine. Elles sont destinées aux patients chez qui une opération classique est trop risquée ou impossible. En 2008, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) avait déconseillé le remboursement de cette technique. Il y avait un doute quant à sa sécurité puisque les données disponibles à ce moment suggéraient un taux de mortalité plus élevé après cette technique qu’après une opération à cœur ouvert. De plus, l’intervention coûte presque deux fois plus cher. L’assurance maladie avait suivi la recommandation du KCE, ce qui avait suscité de violentes réactions dans la presse.

Récemment les résultats d’une étude clinique américaine ont été publiés. Sur base de ceux-ci, le KCE recommande maintenant de rembourser cette technique pour un groupe précis et limité de patients. Il s’agit des patients pour qui une opération classique est impossible pour raisons anatomiques, par exemple parce qu’ils présentent des séquelles liées à une radiothérapie de la région cardiaque ou à une opération du cœur. Ce groupe de patients représente de 25 à 30 personnes par an, soit 10% des patients chez qui on implante une valve aortique percutanée pour le moment. Quant aux patients qui peuvent encore recourir à l’opération classique, ou qui sont trop malades pour pouvoir tirer un avantage substantiel d’une valve aortique percutanée, le KCE déconseille de leur assurer un remboursement.

Publié le: 
2011/09/22