FOCUS sur le cancer de la prostate

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Cette page vous permet de trouver en quelques clics l’ensemble des travaux du KCE relatifs au dépistage et au traitement du cancer de la prostate. 


Dépistage du cancer de la prostate

Faut-il ou non se soumettre à un dépistage du cancer de la prostate ? La question tracasse bien des hommes à partir de 55 ans, même lorsqu’ils ne présentent aucun symptôme particulier. Le dépistage par dosage du PSA est fort populaire, mais nous ne savons toujours pas très bien, à l’heure actuelle, de quel côté penche la balance bénéfices-risques de ce dépistage.

D’un côté, on sait qu’il permet d’éviter deux décès par cancer de la prostate endéans les 15 ans pour mille sujets dépistés. D’un autre côté, nombre d’hommes qui ont passé ce test se trouvent confrontés à une tumeur dont ils n’auraient ressenti les effets que bien plus tard, voire jamais, tant l’évolution de ce cancer est généralement lente.

S’ajoute à cela que les traitements instaurés dans la foulée du diagnostic sont susceptibles de provoquer des complications bien connues, telles que l’incontinence et l’impuissance. Il s’agit donc toujours d’un choix difficile. Le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) a mis au point un outil d’aide à la prise de décision destiné aux médecins. Ce document fournit des éléments d’information et des chiffres validés pour que les médecins puissent aider leurs patients à poser leur choix de façon mieux informée.

Traitement du cancer de la prostate

Beaucoup de cancers de la prostate localisés évoluent très lentement. Les études scientifiques montrent aujourd’hui qu’il n’est pas toujours nécessaire de les traiter immédiatement, voire dans certains cas, pas nécessaire de les traiter du tout. En effet, les différents traitements existants peuvent s’accompagner de sérieuses répercussions sur la qualité de vie : incontinence urinaire et troubles sexuels principalement. Il faut donc bien peser les avantages et les inconvénients, qui varient d’une personne à l’autre, en fonction de la catégorie de risque du cancer, ainsi que de l’état de santé global et de l’espérance de vie individuelle du patient.

Le traitement dernier cri n’est donc pas toujours la meilleure option. Ce que l’on appelle la « surveillance active » (ne pas intervenir mais faire des examens réguliers pour surveiller la progression de la tumeur) permet parfois d’attendre dix ans avant de commencer à traiter, sans que cela ne diminue les chances de survie. Ce n’est que si le cancer montre des signes d’évolution qu’un traitement est entrepris.

Chez les patients dont l’espérance de vie est inférieure à dix ans ou qui sont atteints d’autres affections graves (diabète, décompensation cardiaque, autre cancer, etc.), on choisit souvent d’attendre la survenue des symptômes, s’il y en a, car un traitement lourd, assorti d’effets secondaires pénibles, ne peut leur apporter que des inconvénients dans leurs dernières années de vie.

Finalement, un traitement immédiat n’est nécessaire que pour les formes graves (à haut risque) de cancer de la prostate localisé. Le KCE a mené plusieurs études au sujet des différentes possibilités de traitement du cancer de la prostate, ainsi que des recommandations cliniques, en collaboration avec le Collège d'oncologie.

Published on: 
2017/12/21