Extremity - only MRI

R205

KCE Reports 205B (2013)

L’utilisation d’appareils d’imagerie par résonance magnétique de plus petite taille exclusivement destinés aux membres ou ‘extrémités’ (eIRM) pourrait-elle réduire les listes d’attente pour les IRM classiques ? C’est la question qu’a posée le SPF Santé publique au Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE). Ce dernier constate que nous ne disposons pas à l’heure actuelle de connaissances scientifiques suffisantes quant à la précision diagnostique de cette technique. Le nombre de cas entrant en ligne de compte pour l’eIRM serait par ailleurs relativement faible, mais ici aussi impossible de le vérifier, faute de données de bonne qualité. Le KCE estime donc qu’il est encore trop tôt pour installer des appareils d’eIRM en Belgique, et à plus forte raison pour rembourser ces examens.

L’exposition inutile aux rayons pour des raisons médicales reste un réel problème en Belgique. D’après un rapport rédigé en 2012 par la Société de Radiologie, un meilleur respect des recommandations par les médecins prescripteurs se solderait immédiatement par une baisse de cette exposition aux radiations et des dépenses de l’assurance-maladie grâce au recul des prescriptions de radiographies et CT-scans ou au remplacement de certains examens CT par des IRM. Le KCE estime à cet égard qu’il faudrait idéalement obliger les prestataires de soins à suivre une formation continue sur les techniques d’imagerie, et que leur comportement prescripteur devrait faire l’objet d’un suivi. Par ailleurs, il faudrait également veiller à ce que le choix de recourir à l’IRM ou au CT-scan n’engendre aucune différence financière pour le médecin prescripteur, le radiologue ou l’hôpital.

Publié le: 
2013/09/23