De nouvelles recommandations scientifiques pour la prise en charge du cancer du col de l’utérus : l’attention est aussi portée sur le désir d’enfant et la sexualité

  • Novembre 21, 2011

Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a développé, en collaboration avec le Collège d’Oncologie, de nouvelles recommandations de bonne pratique pour le diagnostic, le traitement et le suivi des femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus. Ces recommandations sont basées sur une revue systématique de la littérature, une primeur pour ce cancer en Belgique. Elles accordent une attention toute particulière au désir d’enfant et à la sexualité des femmes concernées. En 2008, un cancer du col de l’utérus a encore été diagnostiqué chez plus de 600 femmes, et environ 200 femmes en sont décédées.

Qu’est-ce qu’une recommandation de bonne pratique ?

A l’heure actuelle, il est pratiquement impossible pour tous les praticiens de rester informés de tous les développements médicaux. Afin de les aider à choisir au mieux entre toutes les stratégies diagnostiques et thérapeutiques existantes, des recommandations cliniques sont établies par des spécialistes des différentes disciplines concernées par la prise en charge de l’affection considérée. Ces recommandations se basent entre autres sur les publications les plus récentes parues dans la littérature internationale.

Plus de 600 nouveaux cas diagnostiqués, et presque 200 décès en 2008

En 2008 (statistiques les plus récentes), notre pays a enregistré 643 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et au cours de la même année, 186 femmes décédaient de cette maladie. L’âge moyen de la femme au moment du diagnostic est de 54 ans ; toutefois, un nombre considérable de cas concernent des femmes jeunes qui souhaitent encore avoir des enfants.

Préserver la fertilité par un diagnostic précoce

Le traitement de référence des cancers diagnostiqués à un stade précoce, consiste à retirer totalement l’utérus, une intervention appelée hystérectomie. Chez les femmes qui souhaitent encore avoir des enfants, cette intervention peut être moins radicale, de manière à permettre une grossesse future. Les recommandations édictées valent également pour la prise en charge du cancer du col lorsqu’il est diagnostiqué chez une femme enceinte. En outre, des recommandations ont été formulées pour limiter l’impact du traitement sur la vie sexuelle future de la patiente.

Les patientes étant à un stade avancé de cancer seront traitées par chimiothérapie et radiothérapie. En cas de cancer métastasé, on essaiera d’allonger l’espérance de vie et d’alléger les symptômes grâce à la chimiothérapie.

Etape suivante : implémentation, définition d’indicateurs de qualité et information des praticiens

Le Collège d’Oncologie est responsable de la publication et de la diffusion de ces recommandations. Dans une étape ultérieure, des indicateurs de qualité seront définis et mesurés, en collaboration avec la Fondation Registre du Cancer afin d’évaluer l’application des recommandations sur le terrain et d’informer les praticiens concernés. Toutes ces étapes concourent à l’instauration d’un système intégral de qualité, comme le recommandait le rapport KCE 152 publié au début de l’année 2011.

L’évolution scientifique médicale est rapide et constante. C’est la raison pour laquelle les recommandations devront être actualisées d’ici 5 ans, afin de tenir compte des derniers développements dans la prise en charge du cancer du col de l’utérus.

Collaboration avec un centre d’expertise néerlandais

Le développement de ces recommandations s’est déroulé en partenariat avec l’organisation IKNL (Réseau Intégré des centres en oncologie aux Pays-Bas). L’échange intensif a permis aux deux partenaires un gain de temps et de qualité du produit fini, et cette expérience est certainement à renouveler à l’avenir.

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